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 « comme par hasard » PAOLA

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▌Né(e) à : Naples.
▌Emploi : Serveur à mi-temps&étudiant.
▌Love story : Coeur à prendre.


MessageSujet: « comme par hasard » PAOLA   Mar 10 Nov - 8:51


« Il y a des hasards, mais il y a incontestablement
aussi des êtres qui savent exploiter le hasard. »


    C'est là - debout - à moitié décoiffé par la vitesse qui a du l'accaparer alors qu'ils voyaient qu'ils étaient en retard, que Silvio se sentit heureux. Il passa sa main sur son écharpe afin de la remettre correctement contre sa nuque où il pouvait facilement sentir le vent le rafraichir et lui donner des frissons; synonyme de froid - certes - mais aussi de plaisir et de joie. Bizarrement, pour certains être sur un quai de gare est signe de tristesse : on brandit sa main en l'air caressant doucement l'air dans le but de dire "au revoir", et non pas "à jamais", du moins pour la plupart des gens; la gare est aussi signe de nostalgie voire de déprime car l'être aimé est parti - si tel est le cas. Pour cette dernière idée, Silvio était bien d'accord.

    Il avait passé le week-end avec elle, la fille qui a une passion similaire à la sienne et dont cette ressemblance les unit. Il était parti avec elle, et le reste de sa bande - la majorité italien mais une minorité, bien importante, étrangère - en voyage dans plusieurs endroits : sud de la France, Grèce, Espagne... Elle était française, et à vrai dire ils n'avaient pas souvent la possibilité de se voir en période d'études, chacun travaillait, et attendait patiemment d'avoir quelques vacances pour se retrouver et partir. Elle l'avait appelé il y a trois jours en lui demandant si elle pouvait venir le voir - la distance est parfois dure, surtout en amitié car Silvio n'est pas le genre de personne à croire en l'amour à distance. Et autant dire qu'il l'avait accueillie à bras ouverts, même s'il ne se passe strictement rien entre eux à part une forte amitié. Ils avaient donc passé le week-end dans certains bars de la ville, à s'amuser, écouter la musique, sortir entre amis afin de refaire le monde - ce monde si imparfait.

    Et ce jour, le dernier jour était aujourd'hui. Elle avait un train à prendre avant de repartir vraiment en France. Sur son quai de gare, Silvio, souriant seul, se remémorait les dernières secondes en sa compagnie : tellement occuper à rigoler qu'ils avaient loupés l'heure de départ du train. Mais Silvio - en bon homme - avait pris les choses en main et avait accéléré le pas pour qu'elle arrive à temps à la gare. Sauvé. Sauf que le temps de se dire au revoir était vraiment raccourcir, tant pis, Silvio se doutait qu'elle allait l'appeler dans la soirée : deux jours, c'est vraiment trop court.

    Il regarda le train partir jusqu'à ce qu'il ne voit plus rien; pour ensuite repartir - les pieds trainant - dans la rue bientôt sombre et où la fraicheur règne. Il n'avait pas de voiture, juste ses pieds. Il n'avait pas d'amis avec lui qui pourrait le ramener chez lui, juste un bus. Après tout, il pouvait bien se sacrifier après ce super week-end et prendre le bus ; transport qu'il n'appréciait pas tellement mais dont il avouait quand même qu'il était d'une bonne utilité. Comme à chaque arrêt, les horaires étaient affichés en gras. Il venait juste de louper le bus précédent et devait attendre... un petit bout de temps.
    Il décida de s'assoir sur le petit banc en métal pensant peut-être qu'il allait avoir plus chaud qu'en restant debout. En tout cas, il essaya de se réchauffer par tous les moyens : mains dans les poches, nez dans l'écharpe, pieds serrés... Autant dire qu'il était vraiment au fond de ses pensées, plutôt qu'en mode "j'attends mon bus". C'est alors qu'une silhouette, assez connue, apparue à sa droite. Il ouvrit doucement ses yeux comme s'il s'agissait d'un réveil douloureux. Il venait de croiser le regard de la jeune brune qui avait - apparemment - aussi envie de s'asseoir et qui n'avait pas du le reconnaitre sur le coup. Elle s'approcha.

      « En plus d'attendre le bus dans le froid, je vais devoir avoir ta présence près de moi? J'espère que tu ne craint rien, on sait jamais, à cause de moi le bus pourrait peut-être ne jamais passé... » Il se remémora alors les différentes fois où il était en compagnie de Paola : bloqué pendant plusieurs heures dans la salle d'informatique de l'université - par sa faute -, un plat renversé sur sa nouvelle robe, un get27 à la place d'une menthe à l'eau, un petit écrasement de pied... « Salut Paola quand même. »
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▌Né(e) à : Rome.
▌Emploi : Etudiante.
▌Love story : Célibataire.


MessageSujet: Re: « comme par hasard » PAOLA   Ven 20 Nov - 1:51

    Pas de pluie, pas de vent; quelques rayons de soleil, et la journée devant elle.
    Habillée d'un slim noir, et d'un polo beige, et chaussée de bottes à talons, elle enfila sa dernière trouvaille : un petit perfecto sur lequel elle avait complètement craqué. Elle sortit de la maison familiale, sac à main accroché à son bras, trousseau de clés dans la main. Une bonne journée pour flâner dans Rome. Au volant de son Alfa Romeo, une Mito rouge, Paola lâcha un gros soupir de satisfaction. Elle devait reconnaître que pour le coup de la voiture, elle pouvait remercier son frère qui avait pesé dans la balance pour le caprice de sa petite soeur.

    Arrêtée à un feu rouge, elle baissa le volume afin de décrocher son téléphone qui sonnait sans cesse. C'était Falco, qui était au garage d'un copain où il laissait sa moto pour une petite révision.. Paola s'imagina qu'elle allait devoir passer le prendre et le ramener.. Mais il lui annonça autre chose. Il avait besoin de sa voiture, car il devait récupérer une pièce mécanique dans une zone assez éloignée. Après quelques douceurs échangées au téléphone; la jeune italienne se mit en route du côté de la gare Termini.
    Son frère venait de réussir à faire disparaître sa bonne humeur en deux minutes. Tout comme ce qu'elle avait prévu pour la journée, ou du moins imaginé.

    Arrivée au garage, elle fit du plus vite qu'elle le pouvait -autant rentrer vite chez elle-, répétant encore une fois à son frère qu'il lui avait gâché sa journée. Paola repartit.. à pied. Il lui conseilla d'aller prendre le bus, il y avait un arrêt pas très loin qui désservait le quartier Trastevere.

    Sans se retourner, elle quitta le garage, se dirigeant vers le dit arrêt de bus que son frère lui avait indiqué. Ah! Ca faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas pris les transports en commun, et elle se rappela que l'attente dépendait du bon vouloir du conducteur ici..
    En plus de cela, les quelques rayons de soleil qu'elle avait repéré en se levant avaient totalement disparus, laissant place à un ciel grisâtre, et au froid ambiant. Pas d'écharpe, pas de gants..
    Elle ferma un instant les yeux, souhaitant que le bus arrive en face d'elle lorsqu'elle les rouvivrait. Elle ouvrit un oeil, puis l'autre. Non rien. Elle se mit dans le "périmètre" d'attente que dessinait l'abri-bus, tout en laissant divaguer son esprit.
    Et une certaine gêne était présente, il y avait bel et bien un truc qui la perturbait alentours.. Un regard, oui, un regard pesait sur elle. Elle détestait cette sensation là, et tourna discrètement ses yeux sur sa gauche, les gardant bas. A première vue, elle vit un banc, mais aussi une paire de jambes.

    Elle ne chercha pas plus loin, espérant simplement que la personne ne serait pas du genre insupportable. Mais avant qu'elle ne s'assoie, une voix s'éleva. Elle écarquilla les yeux en regardant la personne face à elle; un petit Oh non.. sortit de sa bouche, inconsciemment.
    Elle écoutait ce qu'il était en train de dire, plissait légèrement les yeux en entrouvrant la bouche. Pas croyable..

    C'est moi qui devrait me plaindre d'avoir ta présence ici, pas le contraire.

    Silvio. Ou le type le plus maladroit qu'elle ait jamais rencontré! A chaque rencontre il fallait qu'il arrive quelque chose; jamais un évènement bénéfique, même le plus petit truc qui arrivait était forcément du côté négatif.
    Lorsqu'il finit par lui dire bonjour, elle fronça les sourcils en regardant loin devant elle, serrant un peu sa mâchoire.

    Salut, Silvio.

    Reposant son regard sur le banc, elle s'assit sur le bout du banc, croisa ses jambes, et croisa ses bras contre son buste. Elle soupira, levant les yeux au ciel, puis arrangea une mèche de cheveux.

    J'arrive pas à le croire. Quatre millions de personnes, et il faut qu'à un arrêt de bus, je tombe sur TOI.

    Elle se releva, se dirigea près du tableau des horaires de bus, vérifiant à quelle heure passait le bus. Un léger sourire s'inscrivait sur son visage alors qu'elle voyait qu'il ne lui restait que quatre minutes à tenir.. Puis, elle vit que ces horaires étaient pour la semaine, et que pour ce qui était du dimanche, cela changeait. Elle tourna doucement la tête dans sa direction, affichant un regard à l'air suspicieux.

    Dis-moi, cette poisse.. tu la portes à tout le monde, ou c'est tout spécialement pour moi?



    C'est encombrant un corps.
    Et pourtant..
    J'étouffe sous l'absence du tien.

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